Nouveau rebondissement dans l'affaire Guy-André Kieffer.Ce journaliste indépendant, Franco-canadien qui enquêtait sur la gestion de la filière cacao en Côte d'ivoire, avait été enlevé le vendredi 16 avril 2004 sur le parking d'un supermarché à Abidjan. Le juge chargé de l'instruction Patrick Ramael vient d'ajouter de nouvelles pièces au dossier. Au dernière nouvelle, le conseiller juridique de l'élysée pour les affaires judiciaires et ancien magistrat Patrick Ouart serait accusé de "subornation" sur un témoin qui a préféré garder l'anonymat -comme la loi sur le pénal l'autorise -et qui avait rendez-vous avec le juge Ramael le 28 juillet. D'après ce dernier il avait des révélations à lui faire, ce qui pouvait accélérer l'enquête et faire avancer le dossier.Cet anonyme qui s'est finalement pas présenté, et pour cause ,a confié au juge qu'il avait subit des pressions du conseiller de Nicolas Sarkozy, qui l'aurait dissuader de ne pas témoigner.Ce que dément formellement Patrick Ouart qui a refusé tout commentaire sur la question et par la même a posé une plainte pour "dénonciation calomnieuse" par l'intermédiaire de son avocat .
On se souvient déjà de l'aveu de Berté seydou , qui s'était présenté comme ancien chauffeur du commando le capitaine Jean-Tony Oulaï à qui il attribuait l'enlèvement du journaliste sur les antennes de france 3 .Il avait aussi affirmé noir sur blanc que kieffer avait été assassiné. De l'autre côté du camp présidentiel en Côté d'Ivoire, suite à la convocation qu'aurait émise le juge Français ,l'avocat de Simone Gbagbo, et de Paul Bohoun Bouabré ministre de l'économie a déclaré lors d'une conférence de presse tenue à abidjan le vendredri 3 octobre que ses "deux clients n’ont jamais reçu de convocation"du juge Ramael "comme l'information avait été reprise et relayé par la station Rfi les 8 et9 juillet 2008, et que ce dernier"a violé l’accord de coopération judiciaire qui existe entre la Côte d’Ivoire et la France "avant d'ajouter "qu'en tout état de cause, pour ceux qui ne le sauraient pas, la Côte d’Ivoire n’est pas un arrondissement de Paris pour relever de la compétence territoriale du juge Ramaël, mais un Etat souverain". L'entrée de collaborateur de l'élysée est une nouvelle qui fait déjà "diversion" créant une "affaire dans l'affaire", pouvant mettre à mal ,et s'interroger sur le fonctionnement du pouvoir actuel si les accusations à l'encontre du conseiller de Nicolas Sarkozy s'avèrerait juste.Encore une autre affaire à suivre de très prêt.
Du monde sur la liste des prévenus à la barre ce matin auprès du tribunal correctionnel de Paris. Le procès des 42 prévenus dans l’affaire illicite de vente d’armes Baptisée Angolagate débute en ce jour de lundi 6octobre et devra s’achever en Mars 2009.Soit près de cinq mois pour le juge Philippe Courroye pour lever une zone d’ombre de ce qui est devenu depuis « une affaire dans un état piteux » titrait le Canard enchainé dans sa parution du 1 octobre de ce mois-ci. Parmi les noms cités, des hommes d’affaires , des personnalités politiques, des hauts fonctionnaires, des écrivains qui seraient mêlés et auraient bénéficier de pots-de-vin. On peut citer Pierre Falcone, et Arcadi Gaydamak, mais aussi l'ancien ministre de l'intérieur Charles Pasqua, son conseiller et ex-préfet Jean-Charles Marchiani, l'économiste Jacques Attali, l'écrivain affairiste Paul-Loup Sulitzer, et Jean-Christophe Mitterrand, fils de l’ancien président François Mitterrand , pour la plupart accusés de complicité de trafic d’armes et de blanchiment d’argent.
A l’origine de l’éclatement , une manœuvre dit-on du président Chirac candidat à sa propre succession à la présidentielle de 2002, pour empêcher celle de Charles Pasqua qui aurait pu lui faire barrage. C’est ainsi que suite à une mise en examen de l’ancien ministre de l’intérieur pour « financement illégal de campagne électorale, recel d’abus sociaux, trafic d’influence », qui aurait été piloté par Chirac depuis son fauteuil élyséen, laquelle de fil en aiguille avec le juge Courroye chargé de l’instruction débouche sur l’épineux dossier de l’Angolagate après dix ans de gel.
Le Président Dos Santos de l’Angola, enlacé par la rébellion de l’UNITA et fragilisé ,avait décidé de s’approvisionner en matériel militaire au printemps 93 malgré l’embargo émis par l’Onu et les accords de paix signés.Il aurait par ailleurs fait appel pour parvenir à ces fins et à Pierre Falcone, et Arcadi Gaydamak qui seront les personnages centraux de cette impropre affaire politico-financière.L’Angola,ce pays du sud-ouest de l'Afrique qui regorge de richesses minières et grand producteur de pétrole avait reçu son homologue Français le 23 mai dernier où des signatures de contrats pour les groupes TOTAL et AREVA ont été signées. Le Président Français qui a émis son souhait de «lever les malentendus du passé» entre les deux pays espère au -nom des intérêts Français –que la coopération entre Paris et Luanda ne sera pas entacher par ce scandale. Son ministre de la défense Hervé Morin n’a pas hésiter à cet effet à envoyer une lettre aux avocats de Falcone le 11juillet stipulant qu'«il résulte de l'examen du dossier (…) qu'en l'absence de transit par le territoire français, la législation relative aux opérations de ventes d'armes et de munitions ne s'appliquait pas, aux dates retenues par le dossier de l'instruction, à l'activité exercée par M. Pierre Falcone» ,affirmation en contradiction avec la plainte de Alain Richard qui avait le porte feuille de ce ministère en 2001.
Les autorités de Luanda ont adressé un courrier le 3 octobre au ministre français des affaires étrangères Bernard Kouchner, estimant "impératif d'interdire toute discussion judiciaire et tout débat public sur des documents qui relèvent du secret-défense" et demande "aux autorités françaises de faire respecter ce caractère aux pièces saisies en violation des droits souverains"
Au cœur de tout, un montant de 790 millions de dollars pour l’acquisition en matériels militaires provenant de l’ex-URSS et principalement de l’Ukraine. La justice Française aura l’occasion une fois de plus de faire montre de son indépendance avec la séparation des pouvoirs qui normalement prend une place importante au sein des valeurs républicaines Française. Une affaire à suivre de très prêt.
Aujourd'hui, 2 Octobre 2008,jour pour jour, se déroule la célébration de la fête de l'indépendance de la Guinée .De ce pays d'Afrique de l'ouest, l'on retient en substance son "Non" au référendum du 28 septembre1958 qui proposait à la Guinée d'appartenir à la "Communauté franco-africaine "du général de Gaulle. Le père de cette décolonisation ,le Président Sékou Touré a été pendant longtemps celui qui a dirigé le pays d'une main de fer et son président actuelle le Général Lansana Conté qui vint au pouvoir après un coup d'état en 1984, est aussi critiqué en ce que "son régime repose principalement sur l’armée et doit régulièrement faire face à de nombreuses grèves et conflits sociaux."écrivait Anissa Herrou dans ses colonnes d'Afrik.com.Actualité à lire également sur Jeune Afrique. Pour avoir une vaste connaissance de l'histoire de ce pays, le DVD du film La GUINEE:de Sékou Touré à Lansana Conté,entre misère et répressionaux éditions l’Harmattan avec le regard du célèbre écrivain Guinéen Tierno Monemembo est à consulter.
Suite au rejet du plan Paulsonlundi dernier par la chambre des représentants , le texte visant à l’intervention de l’état dans a crise financière baptisé «Loi sur la stabilisation économique d'urgence de 2008»,a largement été adopté hier mercredi par le vote au capitole des sénateurs.74 %contre 25% après que le texte est été retouché par les sénateurs. Il ne reste plus qu’attendre le vote de la chambre des représentants qui devrait se prononcer à nouveau sur cette nouvelle version ce vendredi . Barack Obama déclarait : "Cette loi,n'est pas une fin, c'est un début. Une fois adopté, nous aurons encore beaucoup de problèmes, parce que les fondamentaux de l'économie ont été depuis trop longtemps détériorés". John McCaïn de son côté a lui aussi approuvé le texte»,et a prévenu à son tour.que «Si le projet de loi échoue encore, la crise se transformera en désastre".Le président Bush quant à lui , se félicite de l’adoption par le sénat du plan et dit "applaudir le Sénat pour son vote réunissant les deux partis". Pendant que les négociations se poursuivent, l’état de l’économie américaine se détériore de plus en plus et on constate déjà queles robinets de crédit se referment,le chômage qui grimpe et les concessionnaires voient leur vente en baisse suite aux manques de possibilité des particuliers de se faire un financement par les banques.
Pour en savoir un peu plus sur l’évolution de la crise cliquez ici.
Après la tempête de crise financière qui s’est abattue et qui continue encore de frapper l’économie américaine, c’est au tour des Banques européennes de payer au prix fort les conséquences de la spéculation que subit le monde de la finance. En ce moment de grande panique sur les marchés, tous les indicateurs financiers des bourses européennes sont en baisses et les banques se retrouvent dans le collimateur. La banque belgo-hollandaise Fortis a été la première à donner l’alerte et c’est toute l’Europe qui se dépêche pour venir à la rescousse et de réfléchir à son tour sur l’aide à apporter et les mesures à adopter. Une collecte de près de 6,4milliards entre la France , la Belgique et le Luxembourg a été décidée ce matin d’un accord avec les principaux gouvernements afin de porter secours à la banque Dexia ,la deuxième structure européenne à être entrainé dans cette décadence après celle ce weekend de la Banque Fortis.De graves conséquences dans les états de l’Union pourraient être à déplorer si les responsables ne font rien au plus vite et qui risqueraient même de toucher « les usagers des banques »qui, depuis ce matin s’inquiètent de plus en plus pour leurs épargnes, malgré les multiples tentations du gouvernement et de certains économistes à rassurer. Le Gouverneur de la Banque France Christain Noyer affirmait toujours dans le soucis de rassurer que«le système financier français est un des plus sûrs du monde. Il faut avoir une confiance totale dans la sécurité du système bancaire français Il faut garder la tête froide. Il n'y a pas de raison du tout d'avoir peur».Mais les effets liés à cette récession que pourraient être le chômage due à une baisse d’activité, la crise de l’immobilier causée par un éventuel gèle des accords de crédits aux particuliers désireux de « faire dans le bâtiment »par exemple,ou encore le retrait possible des fonds par les épargnants;ce qui porterait un coup fatal pour la Caisse des Dépôts et Consignations, grand appui de l’Etat en cas d’injection de fond ,nécessaire et indispensable pour la régulation du circuit économique. Bref ! Le secrétaire d'État à l'emploi Laurent Wauquiez a déjà reconnu pour sa part,qu’avec tous ces indices, qu’il s’attend à des chiffres de chômage «mauvais pour un an».Maintenant que l'on sait que le plan de soutien « plan Paulson »a été rejeté par le congrès américain (dont2/3des républicains ont votés contre), que Les bourses de Hong Kong et de Bombay affichent elles aussi des chiffres en décroissance, cette crise étant désormais planétaire, voyons voir , les répercussions qu’elle pourrait causer au continent Africain pour qui l’Europe reste jusque-là ,et malgré l’avancée Chinoise,son premier partenaire extérieur d’échange et qui se voit toucher de plein fouet.
La rencontre entre les deux candidats à la maison blanche a finalement eu lieu en temps et en heure comme on l'espérait.Nos deux candidats ont tenté de convaincre l'électorat et les questions comme on pouvait tous s'y attendre, ont porté sur la politique étrangère et l'économie.La presse française affiche "un nul " entre les deux candidats depuis ce matin, tandis qu'outre atlantique, chaque camp affirme avoir gagné le débat.Quoi de plus normal !Mais à lire les récents sondages, on l'impression que Barack Obama aurait eu une légère avance sur son rival et est donné victorieux.Il aurait selon un échantillon interrogé, été celui des deux a avoir rassuré le plus. En attendant, les prochains débats du 7 et 15 Octobre avant les élections prévus le 04Novembre , les colistiers de chaque candidat pourront à leur tour faire leur partition le jeudi prochain.Un bref de la nuit d'hier avec ce qui suit:
Pour revisualiser le débat Obama-Mc Caïn cliquez ici
La crise financière qui touche actuellement les États-Unis ne finit pas d'inquiéter le monde de la finance et de peser lourd dans la campagne présidentielle.Nos deux candidats à la maison blanche qui s'était réunis hier autour d'une table ronde en compagnie de Georges Bush et de personnalités influentes du congrès, n'ont pas réussis pour l'heure à trouver un accord sur ce pour quoi la réunion s'était tenue.Il s'agissait de trouver une solution pour un plan de sauvetage à cette crise de subprimes et qui selon les dires du président Bush risquerait de mettre fort en danger l'économie américaine.700 milliards de dollars devraient être injecter par l'état dans le système afin de "sauver les meubles".Mais le candidat républicain John Mc Caïn trouve le montant trop élever et selon lui , cette mesure risquerait de faire porter la facture auprès du contribuable américain.Lui qui il y a quelques temps affirmait « les fondamentaux de l'économie sont forts » se sent obliger d'interrompre sa campagne le temps de réfléchir à une proposition économique avait-il déclaré mercredi dernier.Quant au candidat démocrate, Barack Obama, à qui la situation profite, est plutôt pour l'intervention de la puissance public dans le financement de l'aide aux familles des "sinistrés" de cette crise et d'ajouter:« on ne peut pas avoir un plan seulement pour Wall Street. On doit aussi aider l'homme de la rue ».Comme quoi la protection du peuple américain ne passe pas uniquement par la sécurité dont se targue John Mc Caïn pour son expérience militaire, mais aussi par une politique économique qui devrait aider à l'amélioration du pouvoir d'achat.
Aujourd'hui devra se tenir le légendaire débat des candidats à la maison blanche où chacun pourra expliquer point par point aux peuples américains sont futur programme pour les quatre années à venir.Une occasion en or pour Obama, avec la crise qui semble lui tourner le vent en sa direction.le républicain qui avait proposé le report de ce face à face, s'est vu opposé le refus d'Obama qui a tenu à ce que la rencontre est lieu.Espérons que le candidat républicain sera au rendez-vous.