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17 sept. 2009

La loi sur les tests d'ADN

Il aura fallu attendre un autre pavé dans la marre pour que la polémique sur les propos jugés racistes de Brice Hortefeux s'estompent de peu. Le ministre cette fois de l'immigration et de l'identité nationale, l'ancien socialiste Éric Besson devenu depuis une valeur ajoutée à l'ouverture prônée par Nicolas Sarkozy à fait sa rentrée politique avec une annonce satisfaisante et pour le moins sagement réfléchie.Que saluent au passage les associations de défense des droits des immigrés. Le ministre a soutenu qu'il ne signera pas le décret d'application de la loi votée en 2007 sur les tests d'ADN concernant les candidats au regroupement familial pour la simple et bonne raison que les délais de mise en œuvre ne permettent pas avec le temps imparti de garantir l'esprit de la lettre de cette loi. Il a eu raison de se prononcer contre.

Sauf qu'un autre homme connu aussi pour ces prises de paroles intempestives et pour sa différence assumée au sein du groupe UMP dont il en est le président au parlement, a rappelé au ministre de l'immigration qu'une loi votée par le législateur à vocation à être appliquée et que par conséquent il entend bien à ce qu'on ne déroge pas à cette règle républicaine.Lui non plus n'a pas totalement tort d'un point de vue juridique. Mais quand une loi humiliante comme celle-là qui a été "l'objet de passion" et secrété de vives débats dans l'arène public, avec un risque d'atteinte aux droits fondamentaux de l'homme rencontre des difficultés quant à sa procédure d'exécution, se pose alors le problème de son efficience et cela mérite qu'elle soit remise sur le tapis pour en clair se voir abroger.Ce serait nettement mieux et c'est encore l'avis d'Eric Besson pour lequel ni le premier ministre et le président n'ont manifesté la moindre opposition.On comprend au final que l'immigration n'est plus la préoccupation de Nicolas Sarkozy qui en a pourtant fait son cheval de bataille pendant sa campagne présidentielle de 2007. Avec un peu de chance, on le retrouvera en 2012 dans son mémorial et ineffable costume de premier flic de France et ce jour, ...., il ne sera pas aussi timide sur la question de l'immigration comme il semble le faire paraitre devant les caméras.

22 nov. 2008

" Le monde s'effondre " au sein du Parti Socialiste Français


On savait de toute façon depuis jeudi dernier que le successeur de François Hollande serait à coup sûr une Femme. Ce qui devient une grande première pour le Parti Socialiste. Un premier changement notable. L’abandon à la course de Bertrand Delanoe, Maire de Paris et la troisième place occupé par Benoît Hamon lors du vote des motions, a enserré d’avantage la bataille pour ce poste de premier secrétaire du deuxième tour et au vu des consignes données en faveur de Martine Aubry, par les deux derniers. Le tout sauf Ségolène, disons le, une vraie machine à faire perdre, n’a pas manqué d’huile dans son moteur. Entre les coups bas, la remise en cause de ses compétences et les mots voilés, relevant tous les uns après les autres aussi bien de l’infamie que d’un comportement irresponsable, l’ancienne candidate à la présidentielle s’en est sortie plutôt bien. Même mieux. Arithmétiquement, la victoire haut la main de Martine Aubry devrait être sans conteste avec les reports des voix. Et comme il n’y a point de place pour les maths en politique, les résultats au final sont arrivés très serrés entre les deux candidates après la dépouille des urnes. résultats :42 voix seulement séparent nos deux candidates. Martine Aubry, la Maire de Lille en tête avec 50,02 % et 49,98 % pour Ségolène Royal. La crise au sein du Parti s’aggrave. L’ex-candidate à la présidentielle et son équipe conteste lourdement les résultats du vote et dénonce des cas de fraudes et d’irrégularités dans certaines sections et réclame un nouveau scrutin. Ce qui signifie que les militants seront une fois de plus convoqués aux urnes malgré le grand nombre d’abstention déjà recensés.(58,87% de taux de participation) . Martine Aubry qui refuse toute nouvelle élection, se maintient dans sa posture de victorieuse et lance lors de sa première déclaration un appel au rassemblement en ces termes: « Je serai le premier secrétaire de tous les militants du PS » et plus loin : « notre parti n’appartient à personne, il nous appartient tous » avant de s’engager autour de trois enjeux à « assurer le rassemblement, le renouvellement et la remise en marche du parti », mettant à travers ce discours , Ségolène devant un fait accompli. Pendant ce temps, le parti bouillonne et l’ombre du congrès de rennes de 1990 plane. Le conseil National du Parti devra proclamer les résultats selon ces règles internes mardi prochain et statuera sur ces dénonciations d’anomalies. Le député-Maire Manuel Valls et porte-parole de Ségolène, n’a pas exclut une saisine auprès de la justice pour exiger un nouveau vote, qui d’après lui « est la seule condition pour sortir de cette crise » . En tout cas, quelque soit celle qui prendra définitivement les rennes du Parti, les querelles de personnes et d’ego n’ont pas fini de faire mouche au PS et DSK, depuis sa chaire au FMI, est selon les derniers sondages le candidat de gauche à même de rivaliser avec Nicolas Sarkozy. Les éléphants du PS , les amis de Sarko et détracteurs UMP de Madame Royal restent pour l’instant muets et attendent délicieusement le démêlage de ce brouillamini politique.

20 nov. 2008

Colère des étudiants ivoiriens de France

Une manifestation d'étudiants ivoiriens devant l'ambassade de Côte d'ivoire à Paris, Avenue Raymond Poincaré dans le 16ème arrondissement, s'est déroulé ce matin. Ils réclament de leur Gouvernement des arriérés de bourse qui perdurent depuis 4 mois, et qui rend difficile selon leur témoignage, le déroulement de leur étude en France; se voyant alors obligés de recourir à de petits boulots pour pallier à ce "vide pécuniaire" auquel l'état ivoirien joue la sourde oreille . Ils ont scandés des cris aux paroles de "donnez nous à manger"pour protester contre l'indifférence dont il font l'objet de la part de leur gouvernement, malgré leurs nombreux appels auprès de leur Consulat. Pour plus d'info , à lire ici .

Rose Kabuye transferée vers la France

Rose Kabuye le 7 novembre 2008. (AFP)

Même si la rupture entre Paris et Kigali on le sait, est consommée, le fossé n’a cessé de se creuser entre les deux capitales. L’arrestation le dimanche 9 novembre de la chef du protocole Présidentiel Rwandais, Rosa Kabuye par les autorités allemandes a encore mis de l’huile sur du feu. Elle qui avait pourtant bien été informée de son arrestation s’il lui advenait de fouler le sol allemand, s’y est pourtant rendue comme prévu. La justice française avait émise par l’intermédiaire du juge Bruguière,neuf mandats d’arrêt international en 2006 à l’encontre de dirigeants rwandais et proches du régime de Kagamé, dans le cadre de l’enquête contre l’attentat de l’avion présidentiel de Juvénal Habyarimana en avril 1994 causant sa mort et qui a été le départ du génocide de 800 000 Tutsis et Hutus modérés en moins de 100 jours.


Procédure et bras de fer judicaire


Transférer depuis hier soir vers Paris, Rosa Kabuye a été mise en examen pour « complicité d’assassinat et d’association de malfaiteurs ».Elle a été entendue par le nouveau juge antiterroriste chargé de l’instruction, Marc Trévidic. Elle a ensuite été mise en liberté sous contrôle judiciaire sous la demande du parquet contre l’avis du juge d’instruction qui avait lui, recommandé sa détention provisoire. L’inculpée, satisfaite de cette première décision, déclarait au micro de France24 :"Je n'ai pas peur car je suis innocente. Même si on m'a enlevé ma liberté pour un moment, maintenant je suis libre". Le dossier ouvert en 1998 après la plainte des familles françaises des membres de l’équipage et de la veuve du président Juvénal Habyarimana, était sur le point d’être bouclé.Il reprend donc par cette arrestation, un nouveau départ. Une occasion qui rend déjà possible l’accès au dossier aux autorités Rwandaises qui accusent à leur tour la France dans un rapport rendu public récemment, dans lequel il remet en cause l’état français dans sa gestion militaire de la crise au Rwanda lors du génocide et l’accuse d’avoir pris fait et cause pour le régime du défunt président Hutu puis d’avoir entretenu secrètement le projet d’extermination qui visait l’ethnie Tutsi. Le Rwanda envisage dans sa riposte, de lancer à son tour 23 mandats d’arrêts international contre des personnalités françaises de l’époque des faits. Son président Paul Kagamé affirmait déjà lundi que la présentation de sa collaboratrice devant les tribunaux permettra de « crever l’abcès », avant d’ajouter que « «La question sera résolue, d'une façon ou d'une autre».Cette bataille judiciaire qui oppose les deux pays qui se renvoient mutuellement la responsabilité dans ce drame qui demeure la toile de fond de leur tractation relationnelle, pourrait être selon les conclusions de l'enquête, une étape supplémentaire aux retrouvailles ou, à tous le moins, une accentuation des hostilités diplomatiques.

24 oct. 2008

Les mesures socialistes de soutien à l'économie de Nicolas Sarkozy



C’est depuis Argonay hier en Haute-Savoie, du haut de son estrade et devant un parterre de représentant UMP et sympathisant que Nicolas Sarkozy a lancé une série de mesures pour venir en aide à l’économie française. Parmi elles ,la création d’un fond d’investissement souverain qui aura en charge de financer les entreprises menacées de fermeture ou d’éviter un possible rachat de ces entreprises par des investisseurs privés étrangers. Un fond qui sera gérer par la caisse de dépôt et des consignes déjà la grande institution de fond de garantie de l’Etat . A cela s’ajoute 175 milliards d’euros que l’Etat une fois de plus devra directement allouer pour tout ce qui ce rapporte aux grandes questions de recherche , d’environnement et de technologie ; tous des domaines jugés d’avenir et qui peinent après la baisse de leur budget par les gouvernements de droite à optimiser leur résultat, faute de moyens. Toujours dans le même élan du chef de l’état ,une exonération de la taxe professionnelle pour tout nouvel investisseur jusqu’au 1er janvier 2009.Un manque à gagner pour les collectivités locales dans lequel l'état s'est engager à pallier au déficit de ce gel durant cette période.Puis pour qu’enfin toutes ces propositions de sauvetage à l’économie prennent corps, et pour coordonner l’ensemble , il crée un poste de « médiateur de crédit » qui interviendra pour faciliter l’accès au financement des entreprises. Avec tout ce paquet, c’est une réforme digne d’une politique économique socialiste qui s’installe. Crise financière oblige, la croissance n’est pas au rendez vous et les estimations des indicateurs sont en deçà des prévisions annoncées par la ministre de l’économie Christine Lagarde. C’est donc un revirement à l’état protecteur et régulateur de son circuit financier. Plus le marché qui prend le contrôle, plus la spéculation rentière qui dirige et fixe les règles , c’est désormais l’état à qui les banques doivent la rescousse d'exiger les nouvelles marches à suivre . Ceci devrait pour peu de temps encore, redonner un peu de réconfort et d’assurance aux ménages que les service publics ont laissé sous la houlette de ses capitalistes peu soucieux de la condition des consommateurs. Et la crise financière qui étaient depuis son commencement jusque là virtuelle, a atteint l’économie réelle. On pouvait s’y attendre. Si les bourses dégringolent et que les banques tombent comme des mouches, il y avait de quoi être certain que leurs clients privilégiés les PME, se mettent à licencier. Le taux de chômage bondit suite à une baisse d'activité et le panier de la ménagère devient difficule à remplir.Bref! l'argent se raréfie .Les rouages de l’économie étant complexes où chacun à une partition à jouer pour l’équilibre du système , on peut soutenir du sprint dans lequel le système de production nous a entrainé, qu’il était temps, grand temps de réguler tout çà. L’idée Européenne ou sinon Française qu’incarne Nicolas Sarkozy de refonder le capitalisme, doubler récemment par son souhait de création d’un gouvernement économique des chefs d’états et de gouvernement de l’union est à saluer. Cette nouveauté permettra enfin d’harmoniser la nouvelle politique à adopter et devrait rendre plus dynamique la réactivité des instances financières. La chancelière Allemande Angela Merkel de son côté a déjà fait savoir son désaccord et entend bien le confirmer à la prochaine réunion. Avec autant de volontarisme dont fait preuve le président français, on est sûre de rien ,pas même du fait que «le nouvel ordre mondial puisse se construire autour des propositions de l'Europe »tel qu'il l'a affirmé , Nicolas Sarkozy dans son discours.Pas si sûre !

18 oct. 2008

Arche de zoé : « Paris est-il prêt à payer les 6,3 millions d'euros ? »


C’est la somme que réclame la justice tchadienne aux autorités françaises dans une lettre adressée le 7 octobre à la ministre française de la justice Rachida Dati, pour l’amende des six français dans l’affaire de l’Arche de Zoé. Ces six qui étaient accusés d’avoir voulu exfiltrer 103 enfants du Tchad sans autorisation, et les faire rentrer en France sans que les familles n’aient été informées de cette action. Arrêtés, jugés puis condamnés le 26 décembre dernier à huit ans de travaux forcés au Tchad , ils avaient pu bénéficié de la grâce présidentiel d’Idriss Deby le 31 mars et de leur rapatriement afin qu’ils puissent purger leur peine en France après la demande de la justice française, compte tenu des accords bilatéraux qui scellent les deux pays en la matière. Sept mois après, le Tchad attend toujours à ce que les familles des enfants soient indemnisés; selon lui la France devraient « «se substituer aux condamnés graciés pour le paiement des dommages et intérêts aux victimes». François Fillon, le premier ministre qui s’était prononcé à cet effet en avril dernier , a clairement signifié qu’il n’était pas du ressort du « contribuable de payer pour des erreurs que le France n’aurait pas commises ». .Pour Me Olivier Desandre-Navarre, cette demande est ««incongrue et impossible à mettre en œuvre» étant donné le faible revenu des condamnés qui ne pourront jamais payer cette somme.Mais la justice Tchadienne considère «qu'en obtenant le transfère des condamnés , la France assumait aussi la charge des dommages et intérêts».On n’est presque sûr que la justice Tchadienne en fixant le montant du préjudice, avait déjà une idée de qui pouvait honorer cette somme laquelle , à tous le moins, demeure légitime et fondée au vu des lourdes accusations qui ont pesées sur les ressortissants français que la France - malgré son refus d’indemniser - n’a pas laissé croupir dans les geôles de la prison de N’Djamena. Les autorités françaises ont obtenu gain de cause dans cette honteuse affaire de l’Arche de zoé, reste désormais aux autorités tchadiennes et mieux aux familles des victimes d’attendre que toute la justice soit rendue jusqu’à l’aboutissement des sommes dues.

7 oct. 2008

Le conseiller de Sarkozy dans l'affaire Guy-André kieffer

Nouveau rebondissement dans l'affaire Guy-André Kieffer.Ce journaliste indépendant, Franco-canadien qui enquêtait sur la gestion de la filière cacao en Côte d'ivoire, avait été enlevé le vendredi 16 avril 2004 sur le parking d'un supermarché à Abidjan. Le juge chargé de l'instruction Patrick Ramael vient d'ajouter de nouvelles pièces au dossier. Au dernière nouvelle, le conseiller juridique de l'élysée pour les affaires judiciaires et ancien magistrat Patrick Ouart serait accusé de "subornation" sur un témoin qui a préféré garder l'anonymat -comme la loi sur le pénal l'autorise -et qui avait rendez-vous avec le juge Ramael le 28 juillet. D'après ce dernier il avait des révélations à lui faire, ce qui pouvait accélérer l'enquête et faire avancer le dossier.Cet anonyme qui s'est finalement pas présenté, et pour cause ,a confié au juge qu'il avait subit des pressions du conseiller de Nicolas Sarkozy, qui l'aurait dissuader de ne pas témoigner.Ce que dément formellement Patrick Ouart qui a refusé tout commentaire sur la question et par la même a posé une plainte pour "dénonciation calomnieuse" par l'intermédiaire de son avocat .

On se souvient déjà de l'aveu de Berté seydou , qui s'était présenté comme ancien chauffeur du commando le capitaine Jean-Tony Oulaï à qui il attribuait l'enlèvement du journaliste sur les antennes de france 3 .Il avait aussi affirmé noir sur blanc que kieffer avait été assassiné.
De l'autre côté du camp présidentiel en Côté d'Ivoire, suite à la convocation qu'aurait émise le juge Français ,l'avocat de Simone Gbagbo, et de Paul Bohoun Bouabré ministre de l'économie a déclaré lors d'une conférence de presse tenue à abidjan le vendredri 3 octobre que ses "deux clients n’ont jamais reçu de convocation"du juge Ramael "comme l'information avait été reprise et relayé par la station Rfi les 8 et9 juillet 2008, et que ce dernier"a violé l’accord de coopération judiciaire qui existe entre la Côte d’Ivoire et la France "avant d'ajouter "qu'en tout état de cause, pour ceux qui ne le sauraient pas, la Côte d’Ivoire n’est pas un arrondissement de Paris pour relever de la compétence territoriale du juge Ramaël, mais un Etat souverain".
L'entrée de collaborateur de l'élysée est une nouvelle qui fait déjà "diversion" créant une "affaire dans l'affaire", pouvant mettre à mal ,et s'interroger sur le fonctionnement du pouvoir actuel si les accusations à l'encontre du conseiller de Nicolas Sarkozy s'avèrerait juste.Encore une autre affaire à suivre de très prêt.

6 oct. 2008

Procès médiatique de l'Angolagate.

De gauche à droite, Pierre Falcone, Arcadi Gaydamak - présentés comme les organisateurs du trafic d'armes présumé vers l'Angola entre 1993 et 2000 - ainsi que Charles Pasqua et Jean-Christophe Mitterrand. © AFP PHOTO JOEL SAGET/FILES.



Du monde sur la liste des prévenus à la barre ce matin auprès du tribunal correctionnel de Paris. Le procès des 42 prévenus dans l’affaire illicite de vente d’armes Baptisée Angolagate débute en ce jour de lundi 6octobre et devra s’achever en Mars 2009.Soit près de cinq mois pour le juge Philippe Courroye pour lever une zone d’ombre de ce qui est devenu depuis « une affaire dans un état piteux » titrait le Canard enchainé dans sa parution du 1 octobre de ce mois-ci. Parmi les noms cités, des hommes d’affaires , des personnalités politiques, des hauts fonctionnaires, des écrivains qui seraient mêlés et auraient bénéficier de pots-de-vin. On peut citer Pierre Falcone, et Arcadi Gaydamak, mais aussi l'ancien ministre de l'intérieur Charles Pasqua, son conseiller et ex-préfet Jean-Charles Marchiani, l'économiste Jacques Attali, l'écrivain affairiste Paul-Loup Sulitzer, et Jean-Christophe Mitterrand, fils de l’ancien président François Mitterrand , pour la plupart accusés de complicité de trafic d’armes et de blanchiment d’argent.

A l’origine de l’éclatement , une manœuvre dit-on du président Chirac candidat à sa propre succession à la présidentielle de 2002, pour empêcher celle de Charles Pasqua qui aurait pu lui faire barrage. C’est ainsi que suite à une mise en examen de l’ancien ministre de l’intérieur pour « financement illégal de campagne électorale, recel d’abus sociaux, trafic d’influence », qui aurait été piloté par Chirac depuis son fauteuil élyséen, laquelle de fil en aiguille avec le juge Courroye chargé de l’instruction débouche sur l’épineux dossier de l’Angolagate après dix ans de gel.

Le Président Dos Santos de l’Angola, enlacé par la rébellion de l’UNITA et fragilisé ,avait décidé de s’approvisionner en matériel militaire au printemps 93 malgré l’embargo émis par l’Onu et les accords de paix signés.Il aurait par ailleurs fait appel pour parvenir à ces fins et à Pierre Falcone, et Arcadi Gaydamak qui seront les personnages centraux de cette impropre affaire politico-financière.L’Angola,ce pays du sud-ouest de l'Afrique qui regorge de richesses minières et grand producteur de pétrole avait reçu son homologue Français le 23 mai dernier où des signatures de contrats pour les groupes TOTAL et AREVA ont été signées. Le Président Français qui a émis son souhait de «lever les malentendus du passé» entre les deux pays espère au -nom des intérêts Français –que la coopération entre Paris et Luanda ne sera pas entacher par ce scandale. Son ministre de la défense Hervé Morin n’a pas hésiter à cet effet à envoyer une lettre aux avocats de Falcone le 11juillet stipulant qu'«il résulte de l'examen du dossier (…) qu'en l'absence de transit par le territoire français, la législation relative aux opérations de ventes d'armes et de munitions ne s'appliquait pas, aux dates retenues par le dossier de l'instruction, à l'activité exercée par M. Pierre Falcone» ,affirmation en contradiction avec la plainte de Alain Richard qui avait le porte feuille de ce ministère en 2001.

Les autorités de Luanda ont adressé un courrier le 3 octobre au ministre français des affaires étrangères Bernard Kouchner, estimant "impératif d'interdire toute discussion judiciaire et tout débat public sur des documents qui relèvent du secret-défense" et demande "aux autorités françaises de faire respecter ce caractère aux pièces saisies en violation des droits souverains"

Au cœur de tout, un montant de 790 millions de dollars pour l’acquisition en matériels militaires provenant de l’ex-URSS et principalement de l’Ukraine. La justice Française aura l’occasion une fois de plus de faire montre de son indépendance avec la séparation des pouvoirs qui normalement prend une place importante au sein des valeurs républicaines Française. Une affaire à suivre de très prêt.


30 sept. 2008

La Contagion de la crise Américaine sur les marchés Européens.

Après la tempête de crise financière qui s’est abattue et qui continue encore de frapper l’économie américaine, c’est au tour des Banques européennes de payer au prix fort les conséquences de la spéculation que subit le monde de la finance. En ce moment de grande panique sur les marchés, tous les indicateurs financiers des bourses européennes sont en baisses et les banques se retrouvent dans le collimateur. La banque belgo-hollandaise Fortis a été la première à donner l’alerte et c’est toute l’Europe qui se dépêche pour venir à la rescousse et de réfléchir à son tour sur l’aide à apporter et les mesures à adopter. Une collecte de près de 6,4milliards entre la France , la Belgique et le Luxembourg a été décidée ce matin d’un accord avec les principaux gouvernements afin de porter secours à la banque Dexia ,la deuxième structure européenne à être entrainé dans cette décadence après celle ce weekend de la Banque Fortis.De graves conséquences dans les états de l’Union pourraient être à déplorer si les responsables ne font rien au plus vite et qui risqueraient même de toucher « les usagers des banques »qui, depuis ce matin s’inquiètent de plus en plus pour leurs épargnes, malgré les multiples tentations du gouvernement et de certains économistes à rassurer.
Le Gouverneur de la Banque France Christain Noyer affirmait toujours dans le soucis de rassurer que«le système financier français est un des plus sûrs du monde. Il faut avoir une confiance totale dans la sécurité du système bancaire français Il faut garder la tête froide. Il n'y a pas de raison du tout d'avoir peur».Mais les effets liés à cette récession que pourraient être le chômage due à une baisse d’activité, la crise de l’immobilier causée par un éventuel gèle des accords de crédits aux particuliers désireux de « faire dans le bâtiment »par exemple,ou encore le retrait possible des fonds par les épargnants;ce qui porterait un coup fatal pour la Caisse des Dépôts et Consignations, grand appui de l’Etat en cas d’injection de fond ,nécessaire et indispensable pour la régulation du circuit économique. Bref ! Le secrétaire d'État à l'emploi Laurent Wauquiez a déjà reconnu pour sa part,qu’avec tous ces indices, qu’il s’attend à des chiffres de chômage «mauvais pour un an».Maintenant que l'on sait que le plan de soutien « plan Paulson »a été rejeté par le congrès américain (dont2/3des républicains ont votés contre), que Les bourses de Hong Kong et de Bombay affichent elles aussi des chiffres en décroissance, cette crise étant désormais planétaire, voyons voir , les répercussions qu’elle pourrait causer au continent Africain pour qui l’Europe reste jusque-là ,et malgré l’avancée Chinoise,son premier partenaire extérieur d’échange et qui se voit toucher de plein fouet.

16 sept. 2008

La viste du pape Benoit XVI : entre laicité et liturgie














La visite du pape benoit XVI en France du 12 au 15 septembre a commencé bien avant son arrivée à susciter l’engouement de tout l’espace public. Le successeur de Jean Paul II pour sa première visite en France après son intronisation, a été reçu en grande pompe par le chef de l’État, Nicolas Sarkozy avec une sécurité exceptionnelle.

Le pape qui est aussi Chef d’état du Vatican, à son arrivée sur le sol français, a prononcé ceci:"j'aime la France, la grande culture française , l'art français". On voit bien comment le Très saint Père qui s'est exprimé dans un français parfaitement maitrisé apprécie le pays dont il avait lui-même reçu le président l'an dernier.

Mais disons aussi que sa visite n'a pas seulement enthousiasmé les pratiquants de la foi catholique , elle a aussi été sujet à polémique dans la sphère public . Le discours tenu par le président Sarkozy à Latran, le 20décembre 2007 lors de sa visite à Rome où il affirmait son concept de "laïcité positive" soutenant dans ses lignes que la "laïcité n'a pas le pouvoir de couper la France de ses racines chrétiennes"". Il avait aussi souhaité que la République s'enrichisse d'une "réflexion morale inspirée de convictions religieuses" ayant "des liens avec la transcendance. Tout ses propos n'ont pas été oubliés par les défenseurs de la laïcité en France qui cette fois l'attendait de pied ferme.

L'opinion s'était barricadée contre ses propos jugés incompatibles avec sa fonction de président de la république qui ne lui donnait aucun droit de dire de quel spiritualité ou non devrait "s'abreuver" le peuple;surtout quand :"Dans la transmission des valeurs et de l'apprentissage entre le bien et le mal, avait-il ajouté, jamais l'instituteur ne pourra remplacer le curé ou le pasteur.

Neuf mois plus tard, le président Sarkozy, pendant son discours d'accueil à Benoit XVI le 12Septembre dernier, a tenu a joué la prudence dans son rapport entre foi et religion, et à quand même tenu à s'expliquer sur cette "laïcité positive" dont il continue à défendre l'idée.Selon lui, ce serait un "appel au dialogue entre les religions et mieux, un ménage entre elles et la république.

Le Pape quant à lui, avait utilisé le vocable de "saine laïcité" qui rejoint celui du président français.Il a insisté lors de son allocution à saluer " le rôle joué par la France dans le monde et dans l'église pour l'évangile"avant de rappeler" le rôle civilisateur de l'église dans le monde". Il a aussi tenu à rassurer que le principe de séparation des pouvoirs entre ceux de l'église et de l'état est un fait admis par l'église et qu'en aucun cas cela devait être transcender.Il affirma que "la foi n'est pas politique et la politique n'est pas une religion "Un façon de montrer que chaque domaine à ses compétences même s'ils se rejoignent sur bien des points.Sauf qu'il milite pour que l'église ait un rôle un peu plus apprécié dans la transmission des valeurs au sein de la république.

La visite du Très Saint Père s'est déroulé sans le moindre incident. Après les cérémonies d'accueil à l’Élysée, il s'est rendu samedi 13 aux invalides où une messe a été célébrée avant de se rendre le lendemain à Lourdes. Mais pour comprendre la laïcité à la française, principe régie par la loi de 1905 sur la séparation des pouvoirs qui induit de cet fait la neutralité de la république, il faut se lever de bonne heure.(Récemment ce concept était mis en cause dans le cas d'un jeune qui demandait le report de son jugement pour cause lié au ramadan). Plusieurs études lui ont été consacrées mais il reste en lui même difficile à appliquer au regard des différents cas que rencontrent les concitoyens face à la justice ou encore à l'administration.

Espérons que la laïcité qui est par essence positive trouvera en France sa vraie place entre traditions philosophiques et traditions religieuses.