Affichage des articles dont le libellé est côte d'ivoire. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est côte d'ivoire. Afficher tous les articles

29 avr. 2009

Les Présidentielles Ivoiriennes avant la fin de l'année 2009


Tous d’accord que s’il n’y a pas eu d’élection en Côte d'Ivoire à la fin 2005 , l’année officielle de la fin du mandat présidentiel de Laurent Gbagbo, c’est la faute à la guerre. Une guerre déclenchée dans la nuit du 19 sept 2002 par une tentative de coup d’Etat qui a échoué et dont l’assaut avait été lancé depuis le Nord du pays. Soro Guillaume , ex-chef et ancien porte-parole des ex-rebelles s’est vu depuis les accords signés de Ouagadougou du 4 mars 2007, nommé premier ministre avec la création d’un gouvernement d’unité nationale pour sortir la Côte d’Ivoire de la crise politique qu’elle connait depuis cet automne 2002 .Situation politique qu’elle paie cash par un lourd tribu voir l’état de santé de son économie et de sa fracture sociale qui s’est nettement creusé avec une montée de la pauvreté et un taux de chômage ahurissant sur tout l’ensemble du territoire.


Symboliquement réunifié du nord au sud avec la célébration de la flamme de la paix à Bouaké en présence des ex-parties belligérantes comme le prévoyait les accords politique de Ouagadougou, l’on observe que concrètement le pays a du mal à s’unifier sur le terrain du transfert intégral des compétences administratives et de sûreté des Com’zones vers les préfets, seuls légitimes et seuls habilités comme dans toute démocratie à s’enquérir de ses missions d’ordre territoriale. Ouaga IV parapher le 15 décembre dernier portant sur la réunification complète de l’administration et l’unicité des caisses de l’Etat de Côte d’Ivoire balbutie. Ce qui provoque l’indignation dans le camp présidentiel et pousse parfois certains officiels à douter de la sincérité des ex-rebelles à vouloir poursuivre la feuille de route et jouer des manœuvres pour retarder l’évolution vers des élections maintes fois repoussées déjà et qu'attend impatiemment la société civile pour en finir avec ce trou du c... qu'est cette crise . Même inquiétude côté ex-adversaires. Toute cette ambiance exaspère les ivoiriens, malmenés et chaque fois projetés de date en date depuis le début de cette crise devenue trop étouffante pour l’économie du pays et qui génère encore, un peu moins certes, mais toujours de la méfiance auprès des investisseurs privés. La question du désarmement non encore élucidée auquelle vient s’ajouter des interrogations sur l’appréciation des grades abusivement obtenues par certains éléments que comptent toujours les Fn dans leur rang demeure en suspend. Des questions qui fâchent et pourtant qui doivent être mises sur la table des discussions et conclues au plus vite.

Récemment, l’admission au programme PPTE de la côte d’Ivoire a été saluée par le gouvernement qui envisage par cette initiative de réduire les dettes extérieures et intérieures de l’état et aider un peu plus à la relance en favorisant l’activité économique par l'investissement d'une partie de l'exonération du remboursement de la dette. Mais bien que cette révision du FMI sur l’endettement de la Côte d'Ivoire puisse être considéré comme un soulagement aux contribuables de l’Etat, beaucoup d’ivoiriens en sont peu fiers. PPTE , considéré comme une honte pour les ivoiriens qui ont encore la nostalgie du bon vivre qu’il faisait autrefois dans ce pays cité en exemple comme modèle de développement dans la sous-région de se voir « enfin » faire ses classes parmi les pays les plus pauvres et très endettés de la planète. Leçon à retenir pour l’avenir : les crises militaro-politiques ne sont jamais propices au développement d’une économie sociale que devraient bénéficier le plus grand nombre.

Toutefois, la grande interrogation que tous nous nous posons est celle de la date des futures élections sensées parachever le processus de sortie de crise signé dans la capitale Burkinabé. Une fourchette vient de nous être donner non pas par le président en charge d’organiser les élections mais par l’ambassadeur de la Côte d’Ivoire aux nations unis Alcide Djédjé . Ce n’est pas une blague et selon ses dires la tendance de la tenue des scrutins glisserait plutôt entre le 11oct et le 6 déc de cette année. Un peu plus de 6 millions d’électeurs recensés sur un potentiel initial de 8,5 millions se verront convoquer ( qu’ils se tiennent bien ) dans cet intervalle temporel indiqué. Le Président de la république annoncera très prochainement une date précise du premier tour tel que l’a signifié son ambassadeur dans son allocution à l’ONU. Plus personne ne devra donc attendre de déclaration de Beugré Mambé, Président de la commission électorale fragilisé depuis sa nomination si ce n’est pour corroborer les dires de l’ambassadeur de porte-parole ou du Chef de l’Etat. Un peu étonnant tout de même que cela nous provienne de New York et non des terres d’Eburnie à qui l’ont a fait passer l’exclusivité de cette bonne nouvelle tant attendu sous le nez ! Enfin , pourvu que ça ne soit pas du déjà vu ou du déjà entendu comme les fois passés ? Et puis, y a pas intérêt de toute manière à l'appellation d'un tel souhait si même qu'à compter du 6 Déc l'on ne sera plus qu' à trois semaines de l'an 2010.

16 oct. 2008

Les élections du 30 novembre en Côte d'Ivoire reportées pour 2009

Identification et recensement électoral dans le district d’Abidjan:Photographe : Prisca


Ça y est ! C’est désormais chose « dite ».les élections prévues pour le 30 Novembre n’auront désormais lieu qu’en 2009.Aucune date cependant n’a été fixée mais elles devront probablement avoir lieu avant la fin du premier trimestre. Une information révélée par la chaîne France 24, qui soutient selon elle la détenir « de sources bien informées ». Beaucoup se demandaient déjà depuis peu, si ces élections se tiendront en temps et en heure quand on savait le retard pris par les organisateurs chargés de faire le recensement des électeurs. Recensement qui avait officiellement été lancé le 15 septembre, mais qui ne démarrera que deux semaines plus tard.On peut donc comprendre que cette date du 30 Novembre n’était absolument pas « gravée dans le marbre » comme le signifiait le premier ministre Soro Guilaume dans une interview accordée à L’hebdomadaire Jeune Afrique dans sa parution du N°2490. Le soupçon du report, était de toute manière admis par la quasi-totalité des ivoiriens, sauf qu’il fallait « croire »et donc continuer le travail qui mènerait le pays vers une sortie de crise comme les accords de Ouagadougou du 4 Mars 2007 le stipulaient. Seulement, il reste à se demander comment la population civile, les acteurs économiques, et les observateurs internationaux accueilleront cette nouvelle qui, n’a pas encore fait l’objet de déclaration officielle, ni Du Chef de l’Etat, ni de la Commission Electorale Indépendante. Une chose est sûre, ce manquement du calendrier électoral cette fois-ci, n’est nullement dû à une « mauvaise volonté politique »que reconnait l’ensemble des acteurs politiques mais plutôt a un vrai soucis « technique et de logistique ».Le Président Gbagbo avait lui même émis l'idée d'une nouvelle échéance au 15 Décembre de cette année et le samedi, le porte parole des Forces Nouvelles(Fn), Lobognon a soutenu le propos en "recommandant" à son tour ce même report mais sans avoir eu à donner de date. Pour le Président du Pdci, Bedié ,"ce qu'importe dans le fond, c'est que toute les conditions soient réunies pour un scrutin libre et transparent."Avait-il insisté dans son entretien à Jeune Afrique. Voilà qui laisse un peu plus de temps aux différents candidats de mener campagne avec une plus grande marge de temps et d'assurer aux ivoiriens une élection digne dont la sortie de crise en dépend pour une grande stabilité socio-économique et surtout politique du pays.

7 oct. 2008

Le conseiller de Sarkozy dans l'affaire Guy-André kieffer

Nouveau rebondissement dans l'affaire Guy-André Kieffer.Ce journaliste indépendant, Franco-canadien qui enquêtait sur la gestion de la filière cacao en Côte d'ivoire, avait été enlevé le vendredi 16 avril 2004 sur le parking d'un supermarché à Abidjan. Le juge chargé de l'instruction Patrick Ramael vient d'ajouter de nouvelles pièces au dossier. Au dernière nouvelle, le conseiller juridique de l'élysée pour les affaires judiciaires et ancien magistrat Patrick Ouart serait accusé de "subornation" sur un témoin qui a préféré garder l'anonymat -comme la loi sur le pénal l'autorise -et qui avait rendez-vous avec le juge Ramael le 28 juillet. D'après ce dernier il avait des révélations à lui faire, ce qui pouvait accélérer l'enquête et faire avancer le dossier.Cet anonyme qui s'est finalement pas présenté, et pour cause ,a confié au juge qu'il avait subit des pressions du conseiller de Nicolas Sarkozy, qui l'aurait dissuader de ne pas témoigner.Ce que dément formellement Patrick Ouart qui a refusé tout commentaire sur la question et par la même a posé une plainte pour "dénonciation calomnieuse" par l'intermédiaire de son avocat .

On se souvient déjà de l'aveu de Berté seydou , qui s'était présenté comme ancien chauffeur du commando le capitaine Jean-Tony Oulaï à qui il attribuait l'enlèvement du journaliste sur les antennes de france 3 .Il avait aussi affirmé noir sur blanc que kieffer avait été assassiné.
De l'autre côté du camp présidentiel en Côté d'Ivoire, suite à la convocation qu'aurait émise le juge Français ,l'avocat de Simone Gbagbo, et de Paul Bohoun Bouabré ministre de l'économie a déclaré lors d'une conférence de presse tenue à abidjan le vendredri 3 octobre que ses "deux clients n’ont jamais reçu de convocation"du juge Ramael "comme l'information avait été reprise et relayé par la station Rfi les 8 et9 juillet 2008, et que ce dernier"a violé l’accord de coopération judiciaire qui existe entre la Côte d’Ivoire et la France "avant d'ajouter "qu'en tout état de cause, pour ceux qui ne le sauraient pas, la Côte d’Ivoire n’est pas un arrondissement de Paris pour relever de la compétence territoriale du juge Ramaël, mais un Etat souverain".
L'entrée de collaborateur de l'élysée est une nouvelle qui fait déjà "diversion" créant une "affaire dans l'affaire", pouvant mettre à mal ,et s'interroger sur le fonctionnement du pouvoir actuel si les accusations à l'encontre du conseiller de Nicolas Sarkozy s'avèrerait juste.Encore une autre affaire à suivre de très prêt.